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Symposium 2009 - Résumé de la journée Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Philippe RUPP   
04-12-2009
Index de l'article
Symposium 2009 - Résumé de la journée
Adrienne Corboud Fumagalli
Jan-Anders Manson
Bertrand Cardis
Olivier Volery
Thierry Gindraux
Dominique Perret
1ère table ronde
Pascal Wattiaux
Marc Lamarche
Bernard Schopfer
Philippe Grivel
2e table ronde
  

Table ronde

Y a-t-il trop de technologies dans le sport, ce qui tue le sport justement ? En effet, c'est un risque. Mais la technologie peut animer, donner plus d'informations, une dramaturgie aux téléspectateurs afin de donner plus d'émotions, mieux vivre le sport. La technologie doit être au service d'une belle image du sport. Dans le cas d'Alinghi, la tension du but ultime (la victoire) amenée par le facteur humain, a permis de mettre en arrière plan la technologie qui doit rester au service du sportif. Reste que l'un ne va pas sans l'autre.

Table ronde

Le sport devient asceptisé, où le facteur humain disparaît ? N'est-ce pas le cas dans le monde en général ? Le sport ne serait-il pas la manière de s'en rendre compte ? Un débat philosophique énorme...

Dans la cas d'Alinghi, le doute est plus que jamais présent, impossible de savoir lequel entre Oracle et Alinghi sera le plus rapide, même si l'on connaît les avantages et les inconvénients d'un voile rigide. Les première minutes de la course y répondrons certainement...

Même dans le domaine de la technologie, une intervention humaine est toujours nécessaire, surtout en cas de problèmes. Et dans les grands moments, l'humain est toujours présent. Reste que cela n'est vrai que quand les sports sont simples, plus difficile dans ceux qui requièrent un maximum de technologies (F1 par exemple).

La meilleure sécurité, c'est de se sentir faible, car avec la peur, on fait bien plus attention. C'est pour cette raison que Dominique Perret ne porte pas de casque. D'autant plus que cela fait que nous devenons des machines.

Est-ce que la technologie de pointe (complexe, coûteuse, etc.) utilisée dans le sport rend service dans la vie de tous les jours ou pour le sport de masse ? Selon nos intervenants, cela permet de prendre des risques, d'avoir des financements particuliers qui peuvent également se retrouver dans d'autres domaines (la médecine par exemple). Vu qu'il y a un saut entre la recherche et la mise en application, les processus sont largement accélérés en vue d'une mise en place (pressions du moment de la compétition). Sport et technologie sont un mariage qui marche, mais pour qu'il soit réellement performant, il faut y ajouter d'autres domaines (l'art, la culture, l'étique, la psychologie, etc.). Il y a un manque de recul flagrant.

Qu'en est-il de la combinaison de natation ? Son interdiction marque bien qu'il est important d'avoir un retour vers l'être humain. Aux fédérations donc de mettre les frontières de ce genre de dérives pour ne pas dénaturer le sport. En proposant par exemple une unité du matériel, la perfomance humaine reprend le dessus. 

Les technologies et l'argent: il y a ceux qui y ont accès financièrement et ceux qui n'y ont pas accès. Selon Dominique Perret, il faut amener d'autres personnes dans le sport, des visions différentes afin de donner de nouvelles motivations.

La technologie, si elle n'est pas accompagnée d'éthique, n'a aucun sens. Cela peut amener à des choses terrifiantes qu'il faut éviter à tout prix.

Un débat intéressant et qui aurait pu durer encore bien quelques heures...



Dernière mise à jour : ( 07-09-2010 )
 
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